Publié par : fredoooo | 25 juin 2009

Se acabo!!!!!!!!!!!!!

Buenas

Bon et bien la c est vraiment fini pour nous.
On a pris un Boeing pour Bogota, un Airbus pour Paris, fait quelques blagues de mauvais goût au décolage sur les accidents de transport aérien, bien fete notre retour, fait une cure de basket, vu des concerts sympas pour la fete de la musique et enfin pris un train pour La Rochelle apres 2h de sommeil seulement!

Retour aux sources et retrouvailles avec la famille!!!

Drôle d impression:
D’un côté on est supercontent de revenir et de revoir tout le monde.
De l autre, on ne realise pas trop que tout ca est derriere nous.

En fait c est comme si on etait arrive a Santiago la semaine derniere et que tout etait passe tres vite.

En meme temps, on realise qu on a fait une montagne de choses qu on voudrait pouvoir partager et revivre avec tout le monde.

Bref c est la fin de quelque chose de fort et forcement le debut d autre chose pour nous.

Pas facile de dresser un bilan a chaud de cette experience… quelques chiffres quand même.

7 mois et 1/2 de voyage
7 pays traverses : Chili, Argentine, Uruguay, Bresil, Bolivie, Perou, Colombie
7000 kms a velo
autant en bus et un peu plus en avion
200 kms de rando
Une etape a 158,57 km en Uruguay et 2 successives a 150 km au Perou
0 crevaison pour Juju et 7 pour moi (c est vraiment trop injuste)
100 nouveaux copains et peut etre meme quelques amis
20 kilos perdus chacun (en plusieurs fois)
15 kilos repris chacun (en plusieurs fois aussi avec une forte acceleration ces derniers jours)
Des 10aines de crises de fous rires
Une bonne 20aine d engueulades avec Juju
Une montee a pied a 6088m au sommet du Huayna Potosi
Une montee en velo a 4600m apres le paso de Jama
Une montee encore plus haut mais non mesuree chez le Chaman
Une plongee a 23 m
Des centaines d animaux vus de pres (du pingouin aux caimans en passant evidemment par les lamas, les dauphins roses et les condors)
Des centaines de paysages

Plus que ces chiffres, c est vraiment l experience humaine non mesurable qu on retiendra :

Le fait d avoir partage plein de choses entre freres
L incroyable accueil qu on nous a reserve dans tous les pays
Le fait de s etre surpasses quelques fois et d avoir fait face a l adversite (vents, intemperies, mal aux jambes, maladie…)
Le fait d avoir partage avec des gens au profils totalement differents des nôtres (nationalites, metiers, vie, âge…)
Le bonheur de prendre son temps et de ne jamais etre presses

et autant d autres choses qu il est difficile de resumer en quelques mots

Je ne peux conclure ce blog (qui aura fait office a la fois de de voyages et de cartes postales) sans évoquer nos trois dernieres etapes qui auront vraiment ete marquantes : Nasca-Lima, Iquitos et Santa Marta

Les lignes de Nasca et Lima

Directement apres Cusco (cf post precedent), bus de luxe et de nuit pour Nasca. Films, couvertures, repas, petites trousses de toilettes… On se croirait presque en business class d une compagnie aerienne.

On voyage a 3 avec Yannick, un compatriote bien sympa  avec qui Juju etait a Potosi en Bolivie, avec qui on fait Cusco et le Macchu Picchu et qui est notre roomate depuis quelques temps.

Arrivee a Nasca le matin apres 15h de bus et directement on reserve un petit avion pour survoler les mysterieuses lignes.

On est tous assez intrigue par ces lignes geantes, geometriquement parfaites, datant d un millenaire pour lesquelles de nombreuses theories existent mais aucune n est scientifiquement valables : pistes d aterrissages d extra terrestres (on y revient), calendrier solaire ou cosmique, chemin de pelerinage…

A 13h environ on monte dans le petit coucou avec un couple de russe et notre commandant- capitaine – hotesse de l air. Ce n est pas sans nous rappeler la scene de La Chevre ou ils survolent en rond la foret pour les amateurs. (cf lien àla fin)

On est bien content au depart et on voit vraiment bien les lignes. C est assez bluffant. Pour bien qu on les voit, notre cher ami fait de grands demi tours pour passe et repasse au dessus desdites lignes.  C est sympa… au debut. Apres 5 minutes, on commence a ne plus sentir bien et on apprecie un peu moins les lignes.
Apres 10 minutes, Space Mountain nous parait de la gnognotte et on est tous verts.
Apres 15 minutes, on regarde presque plus les lignes.
Et quand on atterit c est un miracle qu on ne soit pas vomi les uns sur les autres.

PHOTOS JUJU A AJOUTER

On a reellement ete impressione par la dimension des lignes et encore une fois le gigantisme de cette oeuvre humaine mais ce qu on retiendra surtout c est le fait d avoir vole sur ce petit coucou.

Il nous faudra quelques heures pour se remettre de nos emotions au cours desquelles on va se rendre compte que la ville de Nasca est sans interet. Du coup, on file a Lima pour pouvoir sortir le samedi soir. Encore une fois on ne passe pas inapercu avec nos tetes et nos tailles de gringos, plein de rencontres et de bonnes crises de fous rires dans cette ville qui nous aura parue un peu triste quand meme car il y fait tout le temps gris.

A Lima, 3 de nos autres potes nous rejoignent et, pour la plupart d entre nous nous prenons la direction d Iquitos dans la Jungle Amazonienne.

Iquitos terre de contraste

Iquitos : plus grande ville au monde ou on ne peut arriver que par bateau ou par avion. 500 000 habitants perdus au milieu de l Amazonie, 30 000 taxis motos, tres peu de voitures dans la ville et une ambiance et un climat qui ne sont pas sans rappeler l Asie du Sud Est et surtout le point de depart vers la foret amazonienne.

Cette fois, notre equipe est constitue de David (le voleur de telephone de l episode precedent) et Cecile (Nantaise de l equipe du Macchu Picchu)  et des 2 freres Lefebvre evidemment.

Apres avoir visite le marche des chamans, teste certains de ses produits magiques et aphrodisiaques et surtout lutte contre les rabbateurs, on se met d accord avec une agence pour passer 3 jours dans la jungle.

Contrairement a la fois precedente, c est genial. Bon faut etre motive quand meme car on met 6h en taxi et en bateau pour rejoindre le lodge ou on squatte, on rame sur la riviere jusqu a minuit pour voir des animaux et on se leve a 6h le lendemain pour en voir d autres mais notre guide est un local passionne… Il est un peu fou. Au bout d une petite demie heure, il repere un paresseux dans un arbre au dessus de la riviere… Ni une ni deux il grimpe a l arbre, chope le paresseux qui ne se laisse pas faire. Celui ci tombe a l eau… qu a cela ne tienne! Il plonge le chercher et nous le ramene sur le bateau… Ouh la la c est un dur ce guide.

Arrives au Lodge, super surprise! Un complexe de petites maisons en bois sur pilotis reliees par des passerelles, le tout sous les arbres et au milieu de la riviere. La on est loin de tout… du metro, d amex, de la cohue parisienne… Tres relaxant.

Le 1er jour on rame deux fois trois heures (dont une session de nuit) pour voir oiseaux, singes, tarentules, caïmans…

Le 2ème jour on rame de nouveau pour apprecier le lever de soleil puis on part a la peche aux piranhas qu on va manger le midi même.

Changement de plan par la suite. Fini le naturel, voila le surnaturel!!!!

A notre demande, le guide nous emmene a quelques heures de bateau du lodge chez le chaman d un village perdu… Pas d electricite evidemment, pas d eau courante et l impression d etre absolument hors du temps.

En route, nous apercevons des… dauphins. Oui, des dauphins d eau douce! Avant de venir, je ne savais meme pas que ca existait. Et vous savez quoi??? Il y en a même des roses! Incroyable non? On en voit une dizaine environ.

Le soir une cérémonie concentration – purification menée par le Chaman est prévue avec absorption de liane Ayahuasca.

Entre temps, on est l attraction locale. La plupart des enfants du village viennent dans la maison du Chaman. Ils hallucinent sur nos appareils technologiques et evidemment sur les appareils photos numeriques… Tout le monde y passe, prend des photos, joue… Un grand moment de partage. Apres on improvise des jeux avec les gamins et  c est la franche rigolade… Imitations, harmonica, loups, tape cul avec un tronc, course poursuite, fusillades avec des morceaux de jouets en pistolets…

Vers 21h, lorsque les enfants sont couches a quelques metres de nous dans cette maison sur pilotis qui n a quasiment pas de murs, la cérémonie commence pour le chaman, 5 locaux et nous 4.

C est assez flippant. Nous sommes tous deux hyper rationnels et pas trop portés sur le mystique mais je dois dire qu on a un peu d apprehension.

La cérémonie se déroule de la manière suivante : on s asseoit tous en rond autour d un trou où l on peut vomir. On boit chacun son tour un verre d Ayahuasca non sans avoir demande a la liane ce qu on veut voir ou savoir. Ensuite on s allonge, on se couvre la tête, on reste concentrés et c est parti… enfin c est cense être partis pour des visions incroyables et des contacts avec l au de là!

Mon idée était d’entrer en contact avec mon père mais j ai eu peur au dernier moment.

Tel n a pas été le cas d un de nos 7 amis qui lui est en contact avec un proche décédé depuis quelques années… Un témoignage incroyable et conforme en tout point a ce qui a été décrit à la fois par le Chaman et sur ce qu on a trouvé sur Internet… très très troublant!

Pour nous, c est un peu différent. Le produit fait moins effet que sur les autres et le chaman m en propose même une seconde fois.

Pas top top la concentration. L un d entre nous est a cours de souffle et je crois qu il a une crise de fou rire.   En outre, un des vieux locaux pousse des râles drôlissimes qui me laissent deviner aisèment le type de scène qu il revit. Enfin, je prends un peu de recul sur notre situation… dans un état proche de la transe, au milieu de la jungle et des serpents venimeux, sans aucune ressource ni aucun moyen de défense, sans que personne ne sache qu on est là… Du coup, je cède (moi aussi?!) au fou rire.

Je reprends mes esprits (enfin plus exactement j arrête de rire) et commence le voyage-méditation. En quelques lignes, j emmène mes neveux au bout du monde, échappe avec eux à une boule de feu grâce à mon cheval, voit des visages, des lignes, des couleurs, des formes, vole comme un oiseau au dessus des lacs, essaie d apparaître dans un rêve de ma soeur… réalise à quel point mes proches me manquent et suis clairvoyant sur mes priorités dans la vie.

Une expérience assez proche de celle de mon jeune frère.

On peut penser que c est le produit, que c est notre subconscient qui produit ces visions, qu il n y a rien de mystique.

On peut  penser que c est de la connerie et qu on yoyotte après être partis si longtemps mais il  y a tout de même des choses étonnantes comme le fait que le Chaman voie et commente ce qu on visualise dans nos cerveaux?!!???!

On peut penser ce qu on veut mais nous les rationnels, ca nous a bien troublé quand même.

Au final, nous aurons passés 3 jours incroyables de contact avec la nature, les locaux et nous même qui nous auront même un peu métamorphosé.

Quelques photos :

La bonne tête de notre paresseux (je ne parle pas de Juju)

DSC01892

Une autre tarentule pour les amateurs

DSC01934

Notre lodge
DSC01902

Avec un bebe caïman que je suis en train d etouffer avec mes mains sans le savoir

AMAZONIE--64- AMAZONIE--69-

La peche aux piranhas (marrant mais pas grand chose a bouffer dessus quand même)

AMAZONIE--82- AMAZONIE--79-

Dans les villages avec les enfants

amazonie2--1- AMAZONIE--99--copie-1 AMAZONIE--97-

Au marche d Iquitos

marche1 marche2 amazonie2--12-

Plongée aux Caraïbes pour finir

Après la côte chilienne, la Patagonie et ses glaciers, la terre de feu, l altiplano, les plages urugayennes, la jungle andine, la jungle amazonienne, on voulait terminer par un truc différent et assez grandiose.

Direction Santa Marta au nord de la Colombie et plus exactement Taganga sur la côte caraïbe, village de pecheurs a 5 kms de Santa Marta. Tout le monde nous avait conseillé ce pays et c est l un des lieux les moins chers au monde pour passer le 1er degré de plongée.

On aura pas été déçu ni par la Colombie, ni par la plongée… Murenes, poissons multicolores, mérous… Jus de fruis frais, hamacs, plages, café, fiesta… Gens sympa, mélange de culture créoles et latine. La Colombie est une super destination. Il faut y aller vite tant que tout le monde est parano sur la sécurité et les enlèvements! J exclus pas de m y installer un jour et pense  même qu il serait sympa d y ouvrir un hôtel (Louise notre nièce de 10 ans a proposé le Café Inn comme nom… rigolo et adapté pour la Colombie non?

Une dernière série de photos avec notre groupe de plongée, des futurs profs de sport spécialistes en natation, avec qui on a bien rigolé et bien fait la fête sur la plage avec des groupes locaux. Malheureusement le prof n a pris aucune photo de petits poissons!!!????????

PICT1234 PICT1217 PICT1218

Juju qui me sauve la vie après que, une fois de plus, j ai fini l air contenu dans ma bouteille.

PICT1230

Voilà donc comment nous avons conclu nos très grandes vacances. Comme nous les avions menées jusque là : un mélange de sport, de rencontres improbables, d expériences enrichissantes, de nature, de fiesta… Une sorte de concentré de vie hyper dense.

Maintenant, on revient à un rythme différent où nos chers compatriotes s’énervent pour des choses aussi importantes que le stationnement des voitures, l ordre d entrée des gens dans le train ou le métro, la température de la bouffe qui peut être un degré trop froide ou trop chaude dans un resto ou encore la recherche d un caddy dans un aéroport. Pour l instant on tient le coup et on s’énerve jamais…On verra dans 2 semaines quand j aurais repris le métro et le boulot si je suis aussi zen.

Pour conclure avec le sourire, un résumé de ce dernier post en extraits de la Chèvre

L avion pour Paris :

Le coucou de Nasca et la jungle :

Retour en France avec le stress ambiant et notre maîtrise absolue du stress

Sur ce, bises à tous. Merci de nous avoir suivis. J’espère avoir l’occasion de recommencer rapidement à écrire un blog de ce type.

Fred.

Publicités
Publié par : fredoooo | 16 juin 2009

J – 2!!!!!!!!

Salut a tous,

Bon, quasiment un mois sans post!!!!
Pas sympa de notre part.
Desoles fideles amis lecteurs.

Je dis fidele a juste titre car, meme si j ai rien ecrit pendant un mois, on continue a avoir 50 visites quotidiennes sur notre site.
Je sais pas si c est l approche de l ete mais ca doit glander severe dans les bureaux et Internet Explorer doit surchauffer (Hein Toto et les collegues d AMEX). En tout cas, je vous adresse une derniere fois nos remerciements pour nous avoir lu et ecrit si souvent au cours de ces 8 mois.

La, on passe nos dernieres heures a Taganga au nord de la Colombie et on a eu un nouveau diplome tous les 2 Maman!!
Le 1er degre de plongee pour 160 euros.
Tres sympa. On vous racontera.

En Colombie, on a un peu plonge donc, fait un peu la fete aussi et surtout pas mal glande dans les hamacs de l hotel apres avoir ete hyper actifs ce dernier mois.

En vrac : 400 et quelques kilometres en 3 jours dans les Andes pour conclure le velo, fiesta et vente des velos a Cusco, rencontre d un groupe de francais tour du mondiste bien sympa, Trek de 4 jours au Macchu Picchu avec arnaque de l agence, Nausees dans l avion minuscule survolant les lignes de Nasca, Fiesta a Lima, 3 jours dans la jungle et une session concentration mediatation purification d anthologie avec un Chaman… puis donc plongee dans la mer Caraibe pour finir

Il y a tellement a dire que je vais devoir faire plusieurs articles.

Commencons par nos 2 premieres semaines au Perou.

Cusco Cusco terminus du voyage

Sans savoir que ce serait la conclusion de mon trip, j y suis alle a fond entre Puno et Cusco. De solides performances en altitude pour finir : 110 kms puis deux fois 150 avec un passage a 4330 metres sous une averse de neige, une folle qui me suit au col (pieds nus!!!), des locaux qui font un bout de chemin avec moi,  un bon vent de face, des villages qui ne voient jamais de gringos, des enfants qui pleurent en me voyant, des montagnes vertes et enneigees qui changent de l altiplano, des departs au lever du soleil et des arrivees a la nuit, des nuits + repas a 2 euros… Bref des etapes reference et des souvenirs inalterables.

La derniere journee fut particulierement dure avec une montee de 20 kms au moins dans l enfer urbain de la banlieue de Cusco ou j ai retrouve Juju.

Lui avait ete malade une nouvelle fois, etait hors de forme, le temps etait limite avant notre vol de Lima… du coup, nous avons tire un trait sur le Cusco Nasca que je voulais faire en 6 jours et avons pris la decision de vendre nos chers velos 😦

C est le coeur dechire que nous nous sommes separes de nos fideles montures « Wahat Moujoud » et « Makay Mouchkin ». On les a vendus en 5 minutes pour 50 euros piece a Cuzco. Tres correct pour le Perou, surtout pour des velos achetes 125 euros et avec pres de 7000 kms au compteur.

On a ete triste mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Meme si j aurais finalement pas fait les 8000 kms prevus initialement, je suis vraiment heureux d avoir vecu tous les supers moments que nous aura offert ce mode de transport. J ai pas encore enormement de recul mais ca aura ete au dela de mes esperances initiales en termes de rencontres, de performances physiques, de paysages traverses, de moments de galere…

A recommencer au plus vite et a conseiller a tout le monde!

Quelques illustrations (merci Internet)

Photo de mon dernier col (si vous zoomez il y a l altitude sur le panneau):

col

Photos de ruines peu avant Cusco :

ruines

Montagnes peruviennes :

montagne perou

L ennuyeux altiplano :

Ennuyeux altiplano

Juju etait donc a Cusco avec des Francais rencontre precedemment sur la route et, apres une premiere soiree de team building tres arrosee avec nos compatriotes (fallait feter la fin du velo quand meme), nous nous sommes  greffes sur leur trek de 4 jours vers le Macchu Picchu.

Jungle Trail to Macchu Picchu ou les secrets de l organisation a la peruvienne

Au programme initial :
1er jour : 40 km de descente en velo avec 2500m de denivelle
2eme et 3eme jour : marche dans la jungle pour rejoindre le Macchu Picchu
4eme jour : Montee au Macchu Picchu et retour a Cusco en train

Des le debut ca nous a paru un peu foireux.

Normalement, un minibus devait passer nous chercher a l hotel et nous emmener  jusqu au debut de la descente. On avait trouve ca un peu bizarre quand meme car ils nous avaient  assure que le minibus pourrait passer dans la rue pietonne a escaliers ou etait situe notre hotel…

« Dis donc ils n ont pas peur de l aventure dans cette agence pour devaler les escaliers en minibus!! »

Le jour J, les guides se pointent une demi heure en retard pour nous faire prendre des taxis pour l un des terminaux de bus.

« Donc on y va en transport en commun alors?? ».

On arrive au terminal et la… pas de sous pour payer le taxi…

« Soit! qu a cela ne tienne! on s arrange. »

Apres quelques minutes, on realise qu on est pas au bon terminal..

« Ah! Soit! reprenons le taxi alors pour l autre terminal… on s arrange… Toujours pas de sous… Ah oui c est vrai… bon et bien on va avancer c est pas grave ».

Arrivee au bon terminal.

« Cette fois c est parti pour de bon!!! »

Ah bah non en fait. Y a une manif qui bloque la route. Soyons objectifs, c est pas de la faute de l agence cette fois.

Le bus nous emmene au col ou nous etions suppose nous arreter et meme une bonne quinzaine de km plus loin…

« Oh c est un peu dommage c etait joli quand meme »

Au bout d un moment le bus s arrete enfin a cote d un hangar un peu pourri. On s attend on y retrouver le minibus dans lequel on doit mettre nos sacs a dos et trouver l equipement complet de protection… Pas la!

« Y a pas de minibus finalement??? Bon on va descendre avec nos gros sacs a dos, ca nous fera aller plus vite. De toutes facons on a les protections integrales. »

« C est le casque pourri qui est la la protection integrale?? Bon et bien on va eviter de tomber alors. On devrait pas se blesser normalement. Ah bah si en fait car il manque les mousses de protection internes et ca va nous couper… ca sera qu une egratignure sur le front »

C est parti. Les velos sont a peu pres OK…

« En avant toute! ALLEZ!!!!! »

« Ah bah non attendez faut attendre les guides. Ils ont un peu peur dans la descente on dirait. Les voila! On repart!!! »

« Cette fois les gars on se met juste derriere eux c est plus sympa de rester groupes »...
sauf si la personne de devant se casse la gueule…

« Attention les gars !!! Freinez!!! Y a le guide qui s est salement vautre juste devant nous!!! »A 5 cm pres, je lui cassais le bras. »

L heure tourne et on arrive sur de la piste de mauvaise qualite…

« J espere qu on va pas crever…
Ah si ca y est??? Ca devait arriver de toute facon, a 10, y avait de fortes chances.. Pas grave on va reparer ».

Enfin on va essayer parce que les guides n ont pas pris de pompe en etat de marche… Coup de chance un camion s arrete. Il a un compresseur… Ouf. Sauf que dans la cohue, les guides ont interverti les deux pneus et ont regonfle le pneu creve…

« C est facheux tout de meme!! »

L un des deux guides (le champion qui est tombe) fait du stop…

« Bon et bien faut esperer qu on creve plus ».

Aux dires du guide, on doit commencer a s activer car il reste 1h30 de route et la nuit approche… Bon, dans son grand professionalisme, il a legerement, mais de maniere tres serieuse, surestime la duree du parcours car au bout d une demi heure on arrive au village ou on va passer la nuit…

La pas de mauvaise surprise!

« Oh c est bizarre ca! »

Bon j en ai fait long sur cette premiere journee et encore je vous ai evite les explications foireuses du guide sur les incas.

Le deuxieme jour tout va mieux. Bon c est vrai que le guide qui s est casse la gueule nous raconte un peu n importe quoi sur les plantes qu on voit et en tout cas, des choses bien differentes de ce que dit son chef mais on prefere en rire… La foret est superbe, les montagnes encore plus. On traverse les « champs » de coca, de cafe, de bananiers. On s amuse avec les animaux. Je mets mon vertige a l epreuve une nouvelle fois sur des chemins de corniche et en passant par une passerelle suspendue. Bref une excellente journee qui se termine par une session eaux termales bien agreable, puis par une petite fiesta improvisee ou les guides sont bien entreprenants avec nos amies mais bon on va pas leur en vouloir, on est plus a ca pret.

DSC01792 DSC01738 DSC01741 DSC01714

Nos amis les guides :

290820075242

Le troisieme jour, changement de programme a  notre demande. On prend le bus pour effectuer une partie de la caminata censee etre pourrie… Bon pas si pourri mais le guide en chef Jeffrey nous arrange ca tranquille…

« Dis donc ca progresse vite dans cette agence ».

En fin de matinee apres 2h de bus et 3 heures de marche, on se retrouve a Aguas Calientes au pied du Macchu Picchu qu on apercoit un tout petit peu sur la route.

Entre parentheses, on voit une manif qui bloque le train au sujet de la vente par l etat peruviens de concessions d extraction de petrole dans la foret amazonienne sans qu ils aient eus l idee de consulter les communautes indigenes… Colere severe. Y aura une petite centaine de morts la semaine suivante d ailleurs. Fin de la parenthese.

A Aguas Calientes deux equipes : « les feignants footeux » dont Juju fait partie qui etaient a l initiative du changement et restent mater la finale de champions league et « les marcheurs » qui gravissent marches et echelles de la montagne en face du Macchu Picchu… Sublime voire grandiose. La montee est bien physique mais ce merite tres largement l effort.

Quelques photos :

DSC01809 DSC01810 greve

Le soir, Jeffrey nous apprend qu avec la greve, il n y aura pas de train demain et qu on devra marcher 3 heures de plus pour faire 6 heures de bus au lieu de prendre directement le train et d arriver en 3 heures a Cusco…

 » C est pas de leur faute les pauvres. Et puis c est bien ils ont trouve une solution!… »

Le lendemain grand jour. Montee vers le Macchu Picchu… C est impressionnant, grandiose et ca en serait presque emouvant. Un des summums du voyage sans aucun doute.

On parle tous espagnol et on se retrouve avec un petit guide un peu plus age que ses collegues anglophones mais totalement passione. Il nous a bien fait vivre le truc du coup.

mpgeoup DSC01836 DSC01849

Le lever du soleil, la vue depuis le Huyana Picchu, la salle des « HHUUUOOMMMM », le canalisations, les terrasses de cultivation, la taille des pierres et la maniere dont elle s emboitent, l esplanade a l excellente sonorite… autant de choses qui nous auront interpelles.

On croise d autres groupes, on echange, on discute…

« C est beau hein??? Ah oui oui oui!!! C est dommage qu il n y ait pas de train non ??? mais bon on comprend. Y a des trains???? Ah bon?? Vous etes surs??? Vous rentrez en train vous??? « 

Redescente l apres midi.

« Alors Jeffrey il parait qu il y a des trains??? Ils sont complets, c est ceux qui n etaient pas parti la veille qui les prennent. Tu es alle voir tout a l heure??? Bon et bien on va aller verifier ensemble histoire d etre surs?? Oh bah  c est marrant il y a plein de places maintenant. »

Cool on rentre en train…

« Ils auraient pas essaye de nous arnaquer un peu quand meme car le bus coute rien alors que le train est hors de prix?? Pas sur. Bon allez on reserve! Comment ca, tu n as pas d argent?? Les reservations sont faites par l agence d habitude et tu n as pas de Cash?? Faut qu on avance c est ca?? On se fera rembourser t es sur??? De toutes facons on a pas le choix si on veut eviter de marcher 2 ou 3 heures sous la pluie et d arriver a 4h du mat »

A l arrivee a Cusco, le patron nous fait un petit numero car il a ici 90 dollars qu il est pret a nous donner immediatement avant de nous rembourser le reste le lendemain…

« Ca fait qu un tiers du prix ca dis donc??? On va attendre demain que tu rembourses tout »

Le lendemain RV a l agence. rebelote

« J ai ici 200 dollars que je peux vous filer immediatement. » … »bah oui mais il en manque encore 70 mon garcon ca va pas. »

Une ame charitable du groupe qui reste un peu plus longtemps a Cusco propose de retirer 70 dollars, de nous rembourser puis de se faire rembourser par l agence.

« C est gentil ca dis donc »

Du coup, on saute dans un bus pour Nasca en etant a peu pres rentre dans nos frais…

Sauf qu evidemment, l agence n a jamais rembourse les 70 dollars… du coup on a du remettre la main a la poche pour rembourser l ame charitable… J aurais bien dis non car c est lui qui s est mis dans la merde sur le principe du « trop bon trop con » mais bon quelqu un d autre a avance le remboursement pour nous et c etait complique.
C est pas dramatique, ces 4 jours auront vraiment ete geniaux mais bon c etait quand meme de la mal honnetete.

Du coup, on a un de nos potes qui y est retourne pour gueuler… Il fixe un RV et le directeur vient pas… pas sympa. Il se fout vraiment de notre gueule… Il s apprete alors a dechirer toutes les fiches de recommandations quand la fille de l agence lui dit « Regarde  on peut l appeler avec le telephone portable de l agence »... tentative d appel. Le directeur  decroche pas.

« Il se fout vraiment de ma gueule celui la… (il prend le telephone des mains de la fille) et bien tu lui diras que si il veut recuperer l unique telephone portable de l agence, il a qu a m appeler a son propre numero puis me filer la thune »

Excellent. Confisque le telephone de l agence!! Pas d appel du directeur les deux premiers jours mais par contre pas mal d appels de clients, d hotels… On retrouve notre pote a Lima et vu que le directeur appelle pas, on commence a faire de la mauvaise publicite aux gens qui appellaient l agence…

Apres quelques heures (ils ont toujours pas coupe la ligne les cons) et a l approche de la fin de la batterie, je me colle a changer le message du repondeur  » Vous etes bien sur le repondeur de l agence de Juan, specialisee en arnaque de touristes. Si comme tous nos clients, vous souhaitez vous faire fumer de 30 pour cent, n hesitez pas a laisser un message. C est avec plaisir que nous vous depouillerons »

Enfin un truc comme ca en gros. Bon c est pas tres constructif mais on s est venge et on a bien rigole.

Bref bref, il est l heure d aller me coucher pour la derniere fois a Taganga et essayer de soigner les terribles douleurs d oreilles que j ai depuis la plongee.

Demain je devrais trouver le temps de raconter la suite avec notamment Nasca et nos nausees et notre trip Jungle Chaman. J essaierai de mettre des photos de Juju aussi.

Bises et courage a ceux qui bossent 😉 (j en profite pour chambrer car dans 2 semaines j y suis aussi)

Fred

Publié par : fredoooo | 20 mai 2009

C est le Perou pour nous deux

Hola hola

Que de commentaires en deux  journees!!!

Merci de vos blagues, de vos precisions, de vos encouragements, pas de folies digestives a La Defense et bien evidemment allez les Girondins et le Stade Rochelais!!!

En ce qui me concerne, ca y est je suis reparti comme sur des roulettes. J ai quitte Copacabana et la Bolivie hier matin.

Avant mon depart, j ai pu assister au bapteme des voitures et des camions . Un grand moment : les voitures sont decorees avec plein de fleurs et defilent devant la superbe eglise ou le pretre les benit avec de l eau (benite elle aussi mais avant les voitures). Puisqu on est en Bolivie et que ca ne se fait pas de ne carburer qu a l eau benite, tout le monde boit de la biere pendant, avant et apres la ceremonie et les plus artistes decorent leur vehicules avec des banderoles signifiant que leur voiture a ete baptisee… Malgre tout les respect que j ai pour eux, je dois dire que j ai trouve ca assez drole!

copa1copaeee

Revenons a ce Nieme nouveau depart.

Au total, j aurais donc parcouru 8 malheureux kilometres en Bolivie. Pas bezef! Cela m a quand meme permis de verifier ce qu on m avait dit sur les indications donnees par les gens dans la rue… toujours verifier et prendre la reponse qui revient le plus souvent. La meilleure description a ete la suivante. « La Frontiere est a 8 kms au bord du lac (j etais deja au bord du lac). Mais rassure toi il n y a que de la descente. » Je sais pas si la gravite fonctionne differement ici ou si les fluides sont moins fluides mais je vois difficilement comment j aurais pu descendre en restant le long du meme lac. Ca m a bien fait marrer. Au moins ils font tout pour te faire plaisir ces boliviens.

Meme si on y a presque pas  fait de velo, on aura adore ce pays, ses couleurs, ses gens, sa bouffe (au debut), ses marches, ses montagnes, ses geysers, ses lacs, la simplicite avec laquelle on regle les choses, ses fiestas nocturnes, ses defiles avec orchestre et danseuses quasiment tous les jours… Je le conseille a tout le monde. C est une destination geniale meme pour 2 semaines. Depaysement garanti pour un cout ridicule sur place.

Bref, je m egare.

Apres avoir fait tamponner mon passeport a la frontiere une nouvelle fois et avoir verifie qu au Perou aussi ils racontent n importe quoi (difference de 30 pour cent sur les distances), j ai continue a longer le lac Titicaca. Assez joli ma foi : La cordilliere royale enneigee et le desormais fameux Huayna Potosi derriere le lac d un bleu de mer tropicale, le tout a 3810m d altitude exactement… mais des villages tous les 2 kms et des gens tous les 10m qui moissonnent a la main! Ca fait un peu voyage dans le temps aussi du coup mais je prefere etre dans des coins moins peuples maintenant.

titicaca1titicaca2

 

A propos du Perou, on m avait parle de pieges tendus envers les cyclistes, de gens agressifs, interesses par ton argent exclusivement… et j ai vu tout le contraire.

Tout au long de ces 2 journees, les gens n ont pas arrete de faire bonjour de la main et de m appeler « Mister » (jamais hello, hola, bonjour ou autre???!!!) sauf qu avec leur accent ca ressemble plus a mistere en francais. J avais parfois l impression d etre dans la quatrieme dimension quand en moins de 5 minutes on me disait 20 fois « Mistere! » Bref, ca faisait un peu film de science fiction, ca m a occupe et bien fait marrer tout seul.

En revanche, ce qui est moins agreable, c est qu il est obligatoire (je pense) de klaxonner quand on double un cycliste au Perou. Si en plus on prend en consideration que les gens qui me croisent klaxonnent aussi en voyant mon velo et tout mon barda, ca doit faire dans les 500 coups de klaxon par jour. Il n est pas impossible que ca me fasse peter les plombs un de ces jours et que je fasse bouffer son klaxon a un local sur un coup de colere… 

Vu que ca faisait pres de 3 semaines de semi inactivite, j y suis alle molo : 65 km le premier jour et 84 aujourd hui… reprise en douceur.

Hier, apres avoir vu le coucher de soleil a 17h (ca fait bizarre),  avoir bien discute avec une famille de peruviens qui venait d ouvrir le resto dans lequel je dinais et apres avoir goute une sorte de vin chaud dans lequel ils melangent plusieurs alcools, je me suis couche a 19h… c est pas le record mais j en etais pas loin. Va falloir que je reprenne vite fait la forme si je veux reussir a faire les 1100 kms de montagne qui me restent en moins de deux semaines desormais.

Aujourd hui, je me suis arrete a Puno. C est une ville coloniale le long du lac. Je pensais visiter les iles flotantes d Uros (ce n est pas un dessert Cedric) faites en roseau et l ile de Taquile mais tout le monde me dit que c est un piege a touriste et une perte de temps. J aurais donc zappe toutes les iles du Titicaca… Dommage mais faut faire des choix!

Je repars demain matin en direction de Cusco, de la vallee sacree de l Inca et du fameux Macchu Picchu.  J ai l intention de parcourir 389 kms en 3 jours avec notamment un col a 4330m. Il est bien possible que ca se transforme en 4 jours quand meme.

Je pense qu on se rejondra a Cusco avec Juju et qu on fera tous les monuments de la vallee sacree ensemble.

Apres, retour a la nature pour 6 ou 7 jours car le trajet de pres de 700 kms Cusco Nazca sera une des parties les plus sauvages et difficiles de tout notre voyage avec 3 cols a 4000m (alors qu on sera redescendu a 1900 deux fois), des montees de 100kms et une descente finale de 100 kms aussi avec un denivelle de 3000m pour finir… Normalement c est la qu on chute et qu on se blesse 😉

Juju, lui, est reste a La Paz quelques jours, le temps de plumer de braves joueurs de poker sur Internet une fois de plus. Sa mission etant accomplie et son compte en banque comptant quelques lignes positives en plus, il va repartir en avant des demain. La Paz ca aura un peu ete le Perou pour lui aussi donc. 

Sur ce jeu de mot pourri, je vous souhaite une bonne journee, une bonne deuxieme partie de semaine et svp souhaitez moi bon courage car le traitement que je vais m infliger risque d etre encore plus efficace que mes intoxications alimentaires pour perdre du poids.

Bises a tous.

Fredo

PS : J essaierai plus tard de charogner quelques photos sur Internet pour illustrer le tout car c est bien glauque sans image

Publié par : fredoooo | 17 mai 2009

Un tres haut et des tres bas

Salut a tous

 

Cela faisait bien longtemps qu on avait pas donne de nouvelles mais, pour notre defense, on a pas ete epargne par les problemes et les maladies.

On avait ete plutot tranquille pendant 6 mois et demi mais ca devait forcement arriver… l intoxication alimentaire ou plutot les intoxications alimentaires !

En ce qui me concerne, une premiere periode de 5 jours dont 3 au lit et sans manger (salmonellose probablement) puis une deuxieme salve il y a deux jours. J ai du perdre 3 ou 4 kgs alors que j en avais pas franchement besoin. Je suis filiforme, mort de fatigue et sans aucune energie. Je pese 70 kgs comme a ma visite medicale de 3eme.

En ce qui concerne Juju, une premiere intoxication a Potosi pendant 2 jours puis, a son tour, avant hier apres midi. Il est peut etre un peu mieux mais c est pas ca non plus.

Compte tenu du temps qui nous restait , de nos etats de fatigue et de la difficulte des etapes pour rejoindre La Paz, il nous a semble plus raisonnable de prendre le bus une nouvelle fois! On aura pas fait 1 km de velo en Bolivie! On s est donc retrouve Lundi a La Paz.

De son cote, Juju avait visite Potosi, sa fameuse mine et s etait rendu au festival de combat traditionnel de Tinku… Deux experiences qui l ont marque et qui constitue un des points forts de son voyage. (il mettra peut etre video et photo quand il ira mieux)

Quant a moi, j ai passe une semaine a Cochabamba (capitale gastronomique de la Bolivie) alite, malade, a ne rien pouvoir manger, a regarder la TV et a faire quelques petites promenades. Periode a vite oublier donc meme si mes potes hollandais Roer et Kamiel etaient vraiment sympas.

Arrives a La Paz, le programme etait le suivant.
Premier jour : visite de la ville
Deuxieme jour : Visite du site pre inca de Tiwanaku
3eme et 4eme jour : Ascencion du Huayna Potosi et de ses 6088 m

Honnetement La Paz n est pas la plus belle ville au monde mais je dois dire qu y arriver a quelque chose d impressionant et d intriguant. 

D une part, elle est situe en moyenne a 3600m d altitude dans une cuvette entouree de montagnes enneigees allant jusqu a 6500m et surplomber la ville est un souvenir inoubliable.

Vue de La Paz depuis El Alto (piquee sur Internet)

vue d el Alto

D autre part, c est un capharnaum terrible, sorte de marche gigantesque ou se succedent les colectivos (avec les employes qui crient prix et destinations pas la fenetre tout au long du trajet), les taxis et les voitures qui n’arretent pas de klaxonner. Il y a meme une rue nommee rue des sorcieres dans laquelle on commercialise tous produits magiques y compris des foetus de lama… (on se doit d en enterrer un en dessous de sa maison parait-il)

Le second jour nous avons tente de nous rendre a Tiwanaku et nous avons finalement reussi meme si le chauffeur avait oublie de s arreter au site. Un petit detour de 50 kms et nous avons pu entrer dans les ruines et les musees. Assez impressionant. La legende dit que les tiwanaku seraient les heritiers de l Atlantide.  Vrai ou pas, le site est assez gigantesque et on se demande comment ils ont pu realiser des pyramides ou des temples comme ceux ci sans connaitre ni la roue ni l ecriture.

Puerta del sol a Tiwanaku (Internet) Le Soleil se leve en plein milieu exclusivement pour les equinoxes ( un peu comme la statue de l eglise de Marsilly pour les inities) et c est l occasion de grandes ceremonies

puerta sol tiwanaku

Vue depuis le temple semi souterrain

tiwanaku

C est aussi ici qu a commence le mythe de la relation entre les generations precolombiennes et les extra terrestres quand un chercheur scandinave a cru voir des dessins d extraterrestres sur les statues… Sa theorie a ensuite fait des petits jusqu a Nazca et ses lignes notamment sans que rien n ai jamais ete prouve.

Ce qui est marrant c est que les Tiwanaku avaient pour coutume de se deformer le crane et de l allonger sur la partie arriere et que les extras terrestres des films ont bien souvent des cranes de cette forme la.

Bref, de retour a La Paz, nous reservons notre ascencion du Huayna Potosi. Nous optons pour la formule 2 jours (moins chere mais qui ne permet ni entrainement ni adaptation a l altitude) en arguant qu on a une petite experience.

Huayna Potosi vu de loin (et pique sur Internet)

huayna potosi

Le lendemain, apres quelques essais de materiels, nous voila partis pour l ascencion de notre vie. Le camion nous arrete a 4700 m au camp de base et nous enchainons direct vers le refuge a 5130 m d altitude. Pleine forme! On fonce et on met un peu plus d une heure et demi. Nos guides sont confiants et du coup notre apprehension s attenue un peu.

On rigole bien l apres midi et on se couche a 18h car on doit se lever a 1h pour commencer l ascension dans la neige.

Tres mauvaise nuit de sommeil et le vent qui se leve… j espere ne pas avoir abandonner de nouveau  a cause de ce maudit vent comme au paso de Jama.

Petit dej, on s equipe et on part… les derniers. Notre guide nous dit qu on va tous les griller… on en doute un peu.

Au debut ca va. Souffle court mais on avance puis petit a petit, on commence a avoir besoin de faire des pauses et Juju souffre du fameux sorroche (mal de l altitude).

Du chocolat, un peu de coca mais rien n y fait. On est dans un etat semi lethargique. On avance doucement. On passe une premiere crevasse en sautant. Apres 2 ou 3 heures de marche, on arrive a la premiere difficulte : un mur de glace. 

On arrive a le grimper assez facilement  a l aide du piolet et les crampons mais on manque severement d air.

Ensuite on continue sur du semi plat pendant une heure et je connais un passage difficile. J arrive plus a respirer et je suis a deux doigts de vomir. Juju prend le sac a dos pour m aider un peu.

Le guide est cool. Il nous pousse vraiment et nous rassure. Un peu en vain car vers 6h, on arrive au pied de l ultime difficulte. Une pente plus qu abrupte dans les 60-70 degres a mon avis. Avant de monter, je lui demande quels sont les symptomes du sorroche et constate que Juju les a tous… Je suis pret a abandonner mais ca aurait dommage de s arreter si pret du but. Juju me rebooste et le guide aussi.

Et on y arrive tant bien que mal. Les 100 derniers metres sont un cauchemar pour moi qui ait le vertige. Une sorte de chemin de 35 cm de large sur la corniche ou l autre versant est encore plus abrupt! (voir photo ci dessous)

Enfin a 6h45, on est en haut. On profite plus ou moins de la superbe vue sur le lac Titica, le volcan Sajama a 200km de la, l altiplano, La Paz… On est installe sur un amas de neige dans lequel il y a des trous ou l on voit le precipice en dessous… LES NORMES DE SECURITE BOLIVIENNE NE SONT DEFINITIVEMENT PAS CELLES D EUROPE.

Vue du sommet (piquee sur Internet aussi)

vue sommet

La redescente est terribe car d une part, on doit repasser par la corniche (ou je perds un peu mon equilibre mais le guide me rattrape avec la corde), d autre part, on realise tous les dangers qu on avait pas vu pendant la nuit.

Juju ne marche pas trop droit et la plaisanterie dure dans les 3 heures. Plusieurs fois j ai cru qu il allait s evanouir mais il tient le coup et vers 9h30 on arrive au refugio.

On se change pour descendre la partie non enneigee. Non sans casse car. fatigue ou mal de l altitude,  j ai oublie appareil photo, frontale, fringues en haut et Juju se tord la cheville.

Retour a La Paz… sommeil puis maladie.

Actuellement je suis a Copacabana au bord du lac Titicaca. C est magnifique. Cultures en terrasse, cordilliere royale enneigee au fond du paysage, lac d un bleu incroyable… Assez genial.

Malheureusement, je ne suis plus en mesure d illustrer ce que je dis car j ai perdu 6 mois de photos!

L idee est de reprendre (enfin) le velo demain, de passer au Perou direction Cusco et le Macchu Picchu puis si j ai le temps et la forme (pas sur avec mes intoxs) continuer jusqu aux fameuses lignes de Nazca… 1100 kms en deux semaines avec quelques cols a 4300 et 4500. Pas fait mais ca me reconcilierait avec le velo et mes perfromances apres le paso de Jama.

Merci a nos cousins de La Rochelle et de Normandie qui continuent de nous envoyer leurs messages.  Si nos estomacs nous le permettent, on essaiera d enrichir le blog plus souvent que ces dernieres semaines.

Abrazos a todos

Fredo (et Juju)

Publié par : fredoooo | 3 mai 2009

ATACAMA Y BOLIVIAAAAAAAAAAA!!!!

Hola

Un bref post apres une dizaine de jours d absence pour donner quelques news.

Elles sont bonnes voire tres bonnes.

Apres notre semi echec du paso de Jama, on est reste 4 jours dans la region de  San Pedro de Atacama qu on a essentiellement traversee en velo

Superbe! Au programme : desert, formation rocheuses incroyables, geysers, salines, villages perdus, ruines incas, lac sale ou on flotte, lamas, viscachas, baignade par -15 degres…

Malheureusement les connections sont trop lentes pour qu on puisse transferer les photos.

La suite de notre route passait par le Sud Lipez en Bolivie mais, apres en avoir dicute avec les locaux et lu sur internet les galeres des cyclistes l ayant fait nous avons decide de le faire en 4*4 comme tout le monde… et on a bien fait (temperature inferieure a -15, pistes de sables, 4*4 hyper dangeureux, centaines de km sans traverser le moindre bled… c est faisable mais on avait plus assez la foi.) On a d ailleurs decide de se separer a cette occase.

Apres 3 jours de 4*4, je pense qu on a vraiment bien fait. 5 crevaisons en 3 jours sur des pistes pourries, je me les suis gele dans les refuges, y avait encore un vent a decorner les lamas et meme en etant sur le toit mon velo a ete pete… Ca aurait ete bien mais ca aurait pris du temps au detriment de plein de choses qu on veut faire ensuite.

Meme si on a moins pu apprecier en 4*4, c etait vraiment spectaculaire! Dans le top 3 des plus belles choses qu on a vu… lacs aux couleurs incroyables, flamants roses, roches aux formes encore plus delirantes et enfin l immensite de l immacule salar d Uyuni… Incroyable!

Bien evidemment, tout cela a ete ponctue de rencontres supers sympas.

En ce qui me concerne, j ai fait un loup avec une dizaine de gamins d un village presque abandonne ou on avait emmene un peu comme si on allait au zoo voir une espece particuliere de pauvres en voie d extinction… Drole de sentiment tout d abord puis grosse crises de rire avec les gamins. Memorable.

On a aussi du s arreter 2 heures dans un trou pour reparer une roue et la on s est tape la discute avec un instit et ses eleves. Super contact!

Apres le trip en 4*4, j ai file a Sucre (minuscule et superbe capitale de la Bolivie) . Gros choc! Genial! Des marches colores, des tenues folkloriques partout, des gens sympas, des defiles tous les jours, de supers monuments, des prix indecents… Super depaysant. Je suis vraiment loin de l Europe en ce moment!

Juste une anecdote pour vous dire a quel point ils sont sympas et attentiones ces boliviens :  hier, je suis alle dans une grosse boite de Sucre avec 2 potes hollandais et quand on est arrive, il nous ont annonce plusieurs fois au micro. « bienvenus a notre ami francais et a nos amis hollandais! » En meme temps, on pouvait pas nous rater vu qu on fait 25 cm de plus que tout le monde!

Niveau bouffe c est un regal : jus de fruits a l insecte, fromages terribles, glaces, gateaux, plats epices, charcuterie excellente… Pourvu que mon systeme digestif ne me trahisse pas

Bref, je completerai cet article demain en esperant avoir une meilleure connection. La, je repars ce soir vers Cochabamba en bus cama et apres demain en velo vers La Paz.

Juju de son cote est parti faire une fete de village pendant 3 jours pour celebrer Pachamama et assister a des combats traditionnels.

hasta pronto et viva Bolivia!

Fredo

Publié par : fredoooo | 24 avril 2009

Le coeur ou la raison?

Salut a tous

Bon et bien, on aura fait que tutoyer notre « exploit » du paso de Jama et du desert d Atacama.

Une tempete nous aura arrete a quelques centaines de metres du premier des 3 cols a 4800 metres que nous avions prevu de passer.

Il etait exactement 15h16 quand le vent s est leve. On etait arrete quand on a entendu un grand bruit sourd. Au debut j ai cru qu un pan de montagne etait tombe puis, un 10eme de seconde apres, j ai senti la premiere rafale… enorme. Pleine face bien evidemment… comme les jours precedent mais en bien bien plus fort.

On avait pourtant ete exemplaires dans notre avancee dans les Andes… Patients, organises, raisonnables… etonnant non?

Puisque nous n avons pas pu ecrire depuis longtemps, voici un bref resume des journees que nous avons passees depuis notre depart de Salta :

Salta – El Carmen : Reprise du velo pour Juju. 75 kms avec un col a 2000m environ et une superbe descente de 40 kms dans la YUNGA. On s arrete dans une ville minuscule ou on celebre paques. On retrouve un peu l ambiance de notre debut au Chili ou on etait les seuls gringos et le gamin de l hospedaje nous fait vraiment marrer.

El Carmen – Tumbaya : On repart le lendemain sans passer par la ville de San Salvador de Jujuy. Journee memorable. Apres 40 kms sans interet particulier, nous nous arretons au bord de la route car nous voyons un attroupement… et la on tombe sur un mariage. Excellent! Il y a un troupeau de vaches, une quinzaine d invites, un petit orchestre qui joue faux du tambour et de la flute de pan,  une 30aine de badauds du village d a cote et nous donc. Au debut on comprend pas trop de quoi il s agit : il y a des vaches, des sortes de cow boys avec des lassots et deux vaches par terre. 30 secondes apres notre arrivee, tout le monde s approche des 2 vaches et en particulier un couple qui leur balance cotillons, serpentins et confettis. Ils font ensuite ingurgiter tout type de bouffe a ces 2 pauvres vaches et enfin ils les forcent a boire differents alcools… Je demande a une ancienne qui m explique que ca apporte « bonheur, fertilite et une bonne hacienda »… Ah!? tres bien! Ca peut etre une bonne idee pour le prochain mariage ou je vais.

On ne sent pas vraiment les bienvenus et on reprend la route quelques minutes apres pour aborder la « cuesta de volcan »… Dur dur. Juju a pas encore trouve le rythme et on galere pour arriver a l entree de la quebrada de Humahuaca a 1800m d altitude. Nos efforts sont tres rapidement recompenses car les montagnes sont superbes : un melange incroyable de roches de couleurs rouges, oranges, vertes et grises. Qui plus est le temps est variable et s ajoutent les jeux d ombre et de lumiere de soleil. On fait marcher les appareils photos non stop et j ai meme l impression d etre gueri de mon daltonisme pendant un moment. (si ca marche vraiment les cousins, on fait tous un pelerinage la bas!)

Quelques kilometres plus tard, on passe devant un minuscule village nomme Tumbaya. C est superbe. Toutes les maisons en adobe donnent une couleur rouge a toute la bourgade mise a part l eglise qui tranche. En plus, pour Paques, les habitants ont decore maisons et rues. Ca nous plait beaucoup et on se renseigne pour savoir si il y a moyen de dormir la. Apres quelques minutes de discussion, un homme nous « invite » a dormir chez lui. En fait, ils nous laisse la chambre de ses enfants pour 10 euros. C est relativement cher mais ca nous fait marrer d etre dans une famille. Ce qui nous fait moins rire c est qu ils insistent pour nous emmener a la messe et a la procession ensuite. La curiosite est un tres bon defaut mais on ne va pas non plus se travestir. On feint une enorme fatigue pour nepas avoir a y aller mais on voit passer la procession devant la fenetre… Superbe d amateurisme : des dizaines de flutes de pan qui jouent faux, deux statuettes de saintes trimballees autour de la ville… Ca me rappelle feu les retraites aux flambeaux qu on faisait a Marsilly avec un peu de ferveur en plus.

Tumbaya – Humahuaca : Le lendemain on repart sans trop savoir ou on va. Nous avons deux possibilites : nous rendre a Purmamarca et emprunter la terrifiante cuesta de Lipan aux 99 courbes, 2000m de denivele sur 25 km avec une arrivee a 4170m ou continuer a remonter la quebrada vers le Nord et la Bolivie. Vu a quel point nous avons ete emerveilles la veille et a quel point nous le sommes dans les premiers kilometres de cette journee, nous prenons l option Nord qui represente un gros detour mais, outre la beaute du site, nous permet de nous adapter petit a petit a l altitude.

A noter une troisieme crevaison pour moi… j aurais du tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant d ecrire le dernier article!

Encore une fois, les appareils crepitent, nous cramons sous un soleil de plomb et nous arrivons a Tilcara quasiement au milieu de notre etape du jour pour dejeuner… Plus grand village, plus grandes celebrations => 4 orchestres aux flutes de pan qui jouent faux!! Un festival.

On repart. Vent dans le dos pour une fois. Rapidement on voit s amonceler des nuages hyper menacants sur les montagnes a l est. On fonce donc entre chaque village en esperant passer entre les gouttes et trouver un abri pour la nuit… On fait du 30 km/h en montee dans les Andes!!! Pour rien car, comme nous le confirmerons les autochtones, ces nuages restent toujours sur les montagnes… Tant d efforts inutiles. On arrive un peu creve a Humahuaca apres 90 kms de montee consecutifs. On est a 2900 m et il nous semble que c est un endroit ideal pour s acclimater.

Humahuaca : On y prend 3 jours de repos dans une auberge spartiate mais sympa et pas chere (3 euros la nuit). On y fait des rencontres sympas et on en profite pour faire une excursion n bus au village d Iruya. Superbe. Un col a 4000m, une piste en corniche hyper impressionante, la traversee d une riviere en bus avant d arriver et un village typique.  Orgie d empanadas… bref, le calme avant la tempete (au sens propre).

Humahuaca – Abra Pampa : On repart toujours vers le Nord et toujours plus haut en direction d Abra Pampa a 100 kms de la frontiere bolivienne. Directement ca monte dur et je manque de souffle a cause de l altitude pendant environ une demi heure. Juju lui se porte comme un charme. Nous traversons des paysages toujours colores ou vivent des troupeuax de vigognes et de lamas. C est superbe et ca nous met du baume au coeur => nous avancons bien plus vite que prevu. Vers 15h, le vent se leve mais ne nous arrete pas. Vers 17h, nous arrivons au village de tres Cruces a 3600m d altitude. Tout les gens y machent de la Coca et on comprend pas ce qu ils nous racontent. On pensait s arreter la mais, vu notre forme et notre envie, on reprend le velo pour rejoindre Abra Pampa. Photo devant un col a 3780m d altitude puis descente avec vent de face jusqu a notre arrivee. 90 kms, 900m de denivele mais on a la patate.
Nouvelle rencontre sympa. Soiree au marche a manger des specialites en regardant des telenovelas pour presque rien… Buena Onda.

Abra Pampa – Ruta 40 : Apres moultes tergiversations et en suivant les conseils des locaux, nous choisissons de prendre la ruta 40 pour redescendre vers la route menant au Chili. Nous empruntons les premiers kms de cette route ( veritable colonne vertbrale de l Argentine) que nous avions prise quelques milliers de km plus au sud. On nous a dit qu elle etait plus carrossable et transitee… Je me demande bien ce que pouvait donner les autres solutions car on croise 4 voitures dans la journee et le sirrucho est encore pire que sur la carretera austral… Dur dur. On perd d autant plus de temps que je creve deux fois (crevaisons numeros 4 et 5) et qu on porte 16 litres d eau (aucun village pendant plus de 200kms). Il fait une chaleur a crever. Ca nous rappelle vraiment nos etapes du sud. On traverse l Altiplano… C est vide, assez ennuyeux a vrai dire mis a part les innombrables lamas, vigognes, guanacos et autres anes que nous effrayons tout au long de la journee. On s arrete camper a 3700m d altitude environ dans une sorte de carriere. Les etoiles sont magnifiques mais on s endort rapidement.

Je suis reveille au cours la nuit car ma tente, si elle a l avantage d etre legere, produit enormement de condensation. Mon sac de couchage est donc mouille en partie et j ai froid… Pas genial ca!!

Ruta 40 – Susques : On repart tot de notre spot et rapidement on apercoit les Salinas grandes. Le premier des nombreux salars qu on va croiser dans les prochains… La piste est terrible, 40 km de route sablonneuse. C est crevant mais on est hyper satisfait d arriver dans cet endroit magnifique.

Juju s enfonce dans la boue qui borde le salar, un peu comme Pignon dans la Chevre 😉 puis nous faisons la seance photo obligatoire pour jouer avec les illusions d optiques (entrainement car on va pouvoir en faire des photos de ce type)

On repart ensuite droit devant, a fond.

On est pas mal descendu et on sait qu on a un col a 3900 m a passer. Les paysages changent et de plus en plus ils me font penser a ce qu on peut s imaginer du Perou. On pense meme se faire survoler par 2 condors.

Ca c est le cote sympa car pour le cote pas sympa, alors qu on etait sur d avoir passe le col, on voit s enchainer virages en tete d epingles, fortes descentes puis fortes remontees. On est extenue mais, comme on voit l orage arriver au loin et qu on a plus d eau, on essaie de pousser pour arriver a ce dernier village avant la frontiere… On arrive avant la nuit. Ouf! 115 kms, un col a 3900m et seulement de la route goudronnee a venir… On est pas mecontent et on realise a quel pouint on a progresse. Pedaler dans les montagnes avec nos 50 voire 60 kgs de matos ne nous pose (presque) plus de probleme.

Le seul probleme auquel on est confronte est l absence de logement… Enfin tout s arrange car la proprio d un resto nous propose une chambre dans son arriere cours. On a froid et on l accepte volontiers meme si c est vraiment pas luxueux.

On prend un jour de repos dans ce village avant d attaquer la derniere partie de notre traversee : 280 kms avec un col a 4300 et 3 a plus de 4800. Nous prevoyons de le faire en 3 jours.

 

Susques – Abra qq chose : 18 litres d eau. De la nourriture pour 3 jours. Des jambes et un moral a bloc… En avant! Pour une fois on part tot. Pause petit dej au bord d une riviere ou de ce qu il en reste. Discussion avec une equipe tele au bord de la route puis on monte, on monte, on monte… 20 kms environ. On a pas d altimetre mais je pense que pour la premiere on depasse les 4000m en velo. Suit une descente memorable et l arrive pres du salar d Olaroz qu on doit contourner (detour de 30 bornes au moins! => Frustrant!). On s arrete manger vers 14h, on repart vers 15 car j ai la mauvaise idee de renverser de l eau sur le rechaud a essence et la, d un coup, un vent a decorner les boeufs (d ailleurs ils n ont pas de cornes les lamas, les vigognes…). Harassant, epuisant physiquement et moralement. On avait ete epargne en Patagonie mais la on mange chaud. On est sur l altiplano, aucun moyen de se proteger. 24 km en 3 heures. On en peux plus! On cherche vainement un endroit ou camper et on essaie de s abriter derriere un pauvre tas de graviers qui ne nous protege de rien. Au lit a 19h. Pour avoir moins froid, on dort dans la tente 2 secondes qui secoue severe avec le vent. C est quand meme rate. Je me reveille encore une fois avec pieds et visage geles vers 5h… C est bizarre quand meme. Normalement nos sacs de couchage sont censes etre chaud. Bref, on repart le lendemain direction la frontiere.

Abra qq chose – Jama :
Le vent s est calme et on monte tranquillement. L altiplano, toujours l altiplano, c est beau mais vide, desertique, pas de vegetations, pas de roches.. bref rien.

On croise une sorte de village avec deux maisons perdues mais qui ont le satellite!!!

On y va tranquillo mais on arrive vers 16h a un gros village qui n est indique sur aucune carte : Jama. Pause dans la station service, Refull en eau (18 litres a peu pres) puis on fait le plein en nourriture car il nous reste 160 kms sans la moindre maison avec 120 au dessus de 4000m d altitude.

On s etait pricnipalement dirige vers le Nord jusqu alors mais la on doit reprendre vers l Ouest et… il y a du vent. Ca nous semble difficile et on veut eviter de dormir au plus haut pour ne pas avoir trop froid (on est deja a 4230m).

On se renseigne donc et de fil en aiguilles, on atterit dans l ecole du village qui fait auberge la nuit. Le prix : « c est vous qui voyez, c est pour les enfants ». On donne le peu de cash qui nous reste et on achete une montagne de bonbons par carte a la station (car il est evidemment impossible de retirer de l argent).

Les instits et la Señorita (sorte d intendante sans doute) nous invite a manger et a boire le the et on discute assez longuement.Moment assez genial que seul le velo peut nous permettre de vivre.

Les nouvelles ne sont par contre pas bonnes : Il fait -15 la nuit, le vent actuel « Ca c est rien! »… bref elle nous font un peu flipper.

Quelques unes des photos pourries de mon pauvre appareil avant que Juju ne mette les siennes bien meilleures :

Jama – San Pedro de Atacama en detail :  (quand on relira ca nous remontera le moral)
Le lendemain on part tot. On a peu d infos sur la route et le relief et on prefererait pouvoir choisir un bon spot pour camper.
8h30 : douane. Ils se marrent bien en nous voyant.
9h : Passage de la frontiere a 4320 metres. Photo puis petit dej pour feter. Bye bye Argentine. On n y reviendra plus mais on y aura passe de supers moments
9h30 : on repart et on monte. On est toujours sur l altiplano mais ce devient plus joli. Le hasard fait qu on pedale en direction des montagnes qu on a mis en photo sur le blog.
10h : Apres etre un peu descendus, on est bien remontes. Il fait grand bleu mais on se les gele : bonnets, blousons, gants… La temperature doit toujours etre inferieure a 0 degres.
11h : Apres une grosse descente frigorifante, on arrive sur un autre salar. On a vraiment froid mais ce paysage brut nous plait beaucoup. On avance.
13h30 : Ca y est il fait chaud. On se met en T shirt et en short! Youpi!
14h : on s arrete dejeuner. On a fait 50 kms, il nous reste plus de 5 heures de jours… ca s annonce pas mal. Notre idee est de passer au moins un col a 4800 puis de camper en bas de la descente qui va le suivre. On pense cependant etre beaucoup descendus.
14h30 : on croise un couple d australiens en 4*4 qui a un altimetre… Bonne nouvelle nous sommes a 4300m. On pensait etre au moins 400m en dessous… Allez les frangins a fond!
15h16 : debut du vent
15h17 : on avance a 6km/h en poussant comme des forcats
15h30 : Il fait trop froid… blousons, gants, bonnets obligatoires malgre l effort.
16h15 : on decide de descendre des velos, en poussant c est moins rapide mais moins extenuant et avec l altitude faut qu on gere ca.
16h30 : Aucun moyen de s abriter a des kms a la ronde et sur les 50 kms precedents c est la meme chose… on decide de passer le col pour descendre et trouver un endroit ou se proteger
16h35 : Des nuages apparaissent… Non!!!
16h45 : un 4*4 s arrete et nous propose de nous descendre jusqu a San Pedro.

Que faire ?

Prendre le risque de continuer et de camper a cette altitude avec des temperatures pouvant approcher les -15 et le vent qui peut dechirer la fameuse 2 secondes… Moyen moyen mais au moins on va au bout des choses et de nous memes.

Opter pour la facilite, le confort et la securite et mettre un mouchoir sur notre orgeuil et notre amour propre ???

C est le choix de la raison que nous choisissons et une heure et quelques 100 kms apres, nous voici arrives a la douane chilienne a San Pedro.

Decus mais en excellente forme physique.

En fait, en passant en voiture, on a realise qu il ne devait nous manquer que 2 ou 3 kms pour atteindre le sommet (Rrrrr!!!). On devait etre a 4600m je pense. Par contre, ca ne redescendait pas beaucoup apres et, desert oblige, il n y avait pas moyen de s abriter… Le danger etait donc reel. Les locaux a qui on en a parle nous on dit que ce col etait l un des endroits les plus froids du coin (on nous a dit ca ce matin alors qu on etait a 4200m et qu il faisait -15).

Bref apparemment on a eu raison. Si on avait eu du meilleur materiel… On aurait pu faire ca mais sans doute beaucoup moins d autres choses par ailleurs… Faut positiver.

Toujours est-il que le lendemain, on prevoyait de reprendre un pick up pour reprendre la route la ou nous l avions laisse ou encore la refaire dans l autre sens…

On s est un peu calme depuis mais on ne va pas s arreter la dessus non plus.

Actuellement, on profite de notre dernier sejour au Chili qu on adore toujours autant et de tout ce que la region propose comme (Geysers, Desert, Canyons incroyables…). Ca fera l objet d un autre artcile tellement c est chouette.

Demain, on fait une session photo pour essayer de se remettre a jour car la on est a la traine.

Voila pour la redac de la semaine.

Bises a tous.

Fredo.

PS : Pour Steph, je vois a ton commentaire que c est toi qui as herite du gene theatre de mamie Yvonne 😉

Publié par : fredoooo | 13 avril 2009

Seul au monde… des lamas, des tarentules et des indiens.

¡Hola hola!

¿Que tal?

Pour nous ca va pas mal du tout.

Nous sommes de nouveau ensemble avec Juju pres de la frontiere bolivienne au coeur de la magnifique et coloree quebrada de Humahuaca (patrimoine de l UNESCO) a 3000 metres d altitude.

Nous nous sommes rejoints une nouvelle fois a Salta au Nord de l Argentine apres une Nieme separation de courte duree.

Nous nous etions quites a Montevideo il y a une quinzaine de jours.

Lui preferait continuer a faire la fete, a jouer au poker, a se reposer et a squatter les auberges de jeunesses tandis que je reprenais le velo a San Miguel de Tucuman pour remonter vers le Nord et « POR FIN!!! » commencer avec les Andes.

Deux nuits de bus pour economiser l hotel, visite express de Cordoba, un peu de repos a San Miguel de Tucuman et c etait parti.

Le premier jour, je comptais rejoindre Tafi del Valle a 2000m d altitude (1500 de denivelle sur la fin) au terme de 107 km de route.

Pour mon premier jour seul, j avais choisi d emprunter des petites routes pour eviter l autoroute et ses risques. Bien mal m en a pris car je me suis retrouve sur une route minuscule ou circulaient de nombreux camions… bref un bien mauvais depart. Heureusement apres 50 km, je quittais cette route pour prendre une route de campagne et m arretais dejeuner avant de continuer tranquillement. Enfin je croyais car la montee a commence rapidement, il faisait tres chaud et j ai commence a m enfoncer dans une epaisse foret que les locaux appellent YUNGA (ils le prononcent fort et en insisitant bien pour que ca impressionne). Rapidement, j ai commence a accuser le coup et a boire beaucoup. Apres 20 kms de pente douce, j ai commence les virages en tete d epingle. J allais hyper doucement et je fatigais dur. Apres 15 kms de route de corniche, je suis a cours d eau, je realise que je n arriverai jamais en haut et qu il va m etre bien difficile de trouver un endroit pour camper entre les falaises et la foret dense. Pour la premiere fois depuis bien longtemps, je fais le plein d eau dans une riviere et trouve quelques minutes avant la nuit un coin pour camper. A 5 metres de la route, au bord d une falaise et un peu cache par un buisson… pas le choix de toutes facons.

Le bilan de cette journee est un peu inquietant. Objectif pas atteint, passages tres difficiles, trop de poids sur mon velo, climat pas top pour faire des efforts physiques et je ne suis meme pas a 2000m! Qu en sera t il lorsqu on sera a 4000m???

Le lendemain, apres avoir profite d une nuit super etoilee, je repars. C est assez agreable, il fait frais et je passe rapidement les derniers lacets.
Grosse joie en arrivant en haut.
Pour feter ca, je m offre un cafe dans un petit bar au milieu de nulle part et entame la discussion avec la patronne d origine indienne. Bien sympa, elle m explique la problematique des communautes autochtone (j ai pas fini avec ca).

J arrive a Tafi pour dejeuner avec l objectif de passer un col a 3000m l apres midi mais un mega orage pete. Je suis contraint de prendre un hotel ou on me parle… des problematiques des communautes… Les paysages ont totalement change cette fois encore. En 10 kms, je suis passe de la YUNGA a un decor alpin.

Depart pour le col « infernillo » vers 10h30 le dimanche, 20km pour gravir 1100m de denivele. Ca fait du 5% en gros. Ce n est pas enorme mais j ai du mal encore une fois (il porte bien son nom ce petit enfer!)… le soleil brule, avec l altitude j ai l impression de devoir mieux reguler ma respiration (fini de siffler, de chanter ou de parler tout seul).

Bref j arrive en haut pour dejeuner et suis carrement content. Il y a une famille qui vit la avec ses 2 lamas et je rencontre un couple argentin que je recroiserai quelques minutes plus tard. Encore une fois, en quelques dizaines de metres, le decor change. Je rentre dans l une des vallees les plus seches d Argentine (360 jours de soleil par an!). Les cactus font leur apparition et l herbe disparait totalement. J entame une descente de plusieurs heures dans un decor de far west avec des monts enneiges au loin. Apres 40 kms, je recroise le couple d argentins en train de manger dans un resto au bord de la route. Ils m invitent a manger et la famille des proprietaires s en mele et on parle… des problematiques des communautes autochtones. Apres une bonne demi heure, ils me forcent litteralement a boire une biere avec eux puis une autre… bref, je m extirpe de ce traquenard une heure avant la nuit avec comme idee d aller camper au pied de ruines precolombiennes du village des indiens Quilmes.

Malgre ces quelques bieres, je trace et arrive juste a temps pour faire les  5 kms de piste et m installe au pied d un cactus. Il n y a rien aux alentours et la lumiere de la lune eclaire presque comme en plein jour… Terrible cet endroit et ce moment.

Apres avoir visite les ruines le matin et croise une belle tarentule, je me dirige vers Cafayate. Il fait trop chaud, le soleil tape trop fort, pas de village et d eau pendant les 80 kms qui suivent : Pause. Je trouve un hotel/camping a 2 euros et y plante ma tente. Cafayate est un grand centre vinicole et je dois dire que les 2 vins que j ai essaye ne sont pas mauvais. (Ils vont meme jusqu a faire de la glace au vin). La nourriture elle aussi a change et, apres tant d efforts, je m octroie un festin local. Pas mal du tout du tout!! On fera un article dans quelques temps la dessus car on est maintenant loin de nos standards culinaires europeens.

Le lendemain matin, direction la quebrada de Cafayate… Trop beau : des formes des couleurs incroyables, dignes du grand canyon. Ci dessous quelques photos :

Cette journee est vraiment magique malgre ma deuxieme crevaison. (Ceci etant dit, j en suis a plus de 5000kms et une crevaison tous les 2500 kms ca me va.)

Apres 100 et quelque kms, je vois le temps se couvrir et m arrete au village de la Viña pour voir si il y a un logement dispo. Un policier municipal m envoie chez quelqu un qui me dit que peut etre je peux dormir dans le complexe municipal… bref apres 10 minutes, je me retrouve dans un dortoir donnant sur les vestiaires de la piscine et du foot et a quelques metres de la radio locale pour 12 pesos (moins de 3 euros). Encore un endroit insolite pour dormir. L orage eclate juste apres que je prenne possession des lieux… OUF!

Le lendemain, rien d exceptionnel. Malgre un 4eme jour d affilee avec vent de face, j avale les 90 kms et retrouve Juju a Salta vite fait bien fait.

Le bilan de cette semaine seul est finalement tres positif : plein de rencontres, un changement de decor complet, un bon entrainement pour les difficultes a venir, un bon plein de confiance en mes gambettes, de bonnes crises de rires avec mes amis temporaires, un site naturel des plus beaux que j ai vu, les premieres ruines, les premiers indiens et finalement 450 kms en 5 jours malgre les difficultes.

On vous racontera la suite de nos aventures et les choses merveilleuses qu on a vu ensemble une prochaine fois car il est l heure de dejeuner ici et nos estomacs crient famine.

J essaierai d ajouter les photos rapidement mais les connections sont lentes ici.

Abrazos

Fredo

PS : MESSAGE PERSONNEL AUX MEMBRES DE LA FAMILLE GUILLET

Merci pour vos nombreux commentaires sur le dernier article.

Comme le disait MY, nos histoires sentimentales (et autres) ne regardent que nous et il n est d ailleurs pas dans nos habitudes de nous etendre sur le sujet.

Cependant vu l entousiasme et l insistance de notre Tonton Sarko/Cousin d Europe sur le sujet, j ai trouve trop tentant d inscrire ledit code et de recevoir un des commentaires fleuris dont il a le secret.

Finalement, cela aura ete au dela de mes esperances puisque nous avons recus plusieurs reponses aussi imagees et creatives les unes que les autres. (Palmes aux tontons Concon et Sarko)

Quoi qu il en soit, merci a tous de continuer a commenter ca nous fait vraiment marrer et c est un super sujet de discussion quand on passe des heures sur notre velo.

Bises a tous.

Publié par : fredoooo | 1 avril 2009

L aventure commence maintenant!

Salut a tous.

Cela faisait une dizaine de jours qu on avait pas donne de nouvelles en voici donc meme si il n y a rien de transcendant par rapport a ce qu on va vivre dans les prochaines semaines.

On a quitte la Pededra encore plus tard que prevu mais on est revenu a Montevideo en 2 jours. Le premier jour 80 et quelques kilometres malgre ma creve et le deuxieme 158.5 kmrecord battu et vraiment tranquille.

Tres drole ensuite a Montevideo.
Chouille sur chouille.
Hotel sur hotel (on a change 4 fois en 4 jours)
On a vu le match de foot Uruguay – Paraguay
Un bon match meme si l ambiance etait un peu electrique

Tout en profitant de la plage et de la fete
Ce cher Juju a renfloue les caisses au poker
Honteusement il a joue tous les soirs et plume de pauvres types devant leur ecran
Ouf!! il etait temps!
Un peu plus il etait a court

J ai pris le bus dans la nuit de Lundi a Mardi pour Cordoba (Argentine) puis hier soir de Cordoba a Tucuman ou je suis arrive ce matin. J ai pu decouvrir qu une epidemie de dengue sevissait dans les regions dans lesquelles on va se rendre.

Juju, lui, est reste a Montevideo pour quelques jours de plus et viens de prendre le bus pour Cordoba a son tour.

Nous pensions rester seuls un moment mais avec la dengue et le mal d altitude, il nous semble mieux de traverser le desert d Atacama (Chili) et le Sud Lipez et le salar d Uyuni (Bolivie) a deux. Si jamais il arrive quelque chose a l un, il y aura toujours lesecond pour l aider ou chercher des secours si besoin. C est moins « panache » mais il y a eu 4 morts de la dengue et on va passer a pres de 5000 metres d altitude… Prudence est donc mere de surete!

Le programme des prochaines semaines est tout simplement genial mais super difficile.
Demain, je pars pour les vallees calchaquies et commence par une journee avec 1600 m de denivele… ca me preparera bien pour la suite. Ensuite, j arrive a Cafayate et vais traverser sa quebrada (sorte de canyon tres colore avec des roches aux formes bizarres). Puis direction Salta ou je retrouve Juju dans une semaine. Ensuite Jujuy, on fait ensemble la quebrada de Humahuaca (classee au patrimoine mondial de l Unesco) et le premier desert de sel (Salinas grandes) J ai pas encore regarde le denivele mais ca va etre chaud chaud.

Une fois qu on est arrive la, demi tour pour traverser la frontiere chilienne au paso de Jama a 4200 metres d altitude avec un passage a 4700m.

La frontiere passee nous entrons dans le desert d Atacama et rejoindrons San Pedro d Atacama (la chronique France Info que nous avait envoye Steph). Outre le desert, il y a des geysers, la vallee de la Lune (apparemment res impressionante au lever du soleil) et des observatoires car il s agit d un des meilleurs endroits au monde pour observer les etoiles.

Si on a enormement de chance, on verra le desert fleuri. Le phenomene est le suivant. Lorsqu il pleut sur le desert, le graines qui sont dans le sable fleurissent a vitesse grand V et l ensemble du desert devient fleuri en une periode tres courte. Les probabilites sont toutefois tres faibles car il a plu l an dernier et ce desert est apparemment le plus sec au monde!!! Ceci etant dit, on a deja subi une tempete et des averses dans le Sahara avec Juju alors pourquoi pas a Atacama.

Apres ces 2, 3 ou 4 jours sur place, direction la Bolivie qui est a 30 km environ de San Pedro. Nous emprunterons des pistes pour passer au pied du volcan Licancabur (5900m et des brouettes  qd meme) et tenterons de le gravir. Nous traverserons ensuite le sud Lipez et ses lacs colores. Il s agit apparement du lieu de predilection des photographes du monde entier tellement c est sauvage et colore. Il y a apparemment un passage a 5000m d altitude!

Enfin, apres 150 km, nous rejoindrons le salar d Uyuni, plus grand desert de sel au monde.

Que de belles choses donc!
Ce passage de notre voyage sera le plus physique mais aussi le plus gratifiant.
Ca parait bien court a raconter mais ca risque d etre bien plus long a vivre.

Apres Uyuni, on se separera sans doute de nouveau. Juju souhaite faire un mois de volontariat dans une association. Pour moi, ca dependra du temps qu on aura mis a faire notre grande traversee du desert et du reste.

Le mois de mai est donc la derniere inconnue car Damien vient peut etre et on s est organise pour la fin de notre voyage.

Nous decollerons de Bogota le 17 juin apres avoir passe une dizaine de jours sur l ile de San Andres (Colombie) a faire de la plongee et du snorkeling et une dizaine de jours a Iquitos en Amazonie peruvienne.

Sauf vitesse extraordinaire, je pense que j arreterai de faire du velo en haut du Machu Pichu (enfin en bas car je compte pas laisser le velo la haut). C est un peu  le summum des Andes : un lieu magique, grandiose naturellement mais aussi par l oeuvre de l homme, pour lequel nous (je) devrons (devrai) lutter pour profiter de sa beaute… Une apotheose, un feu d artifice, une cerise sur le gateau, le meilleur pour la fin ou ce que vous voudrez d identique.

Les paysages que nous allons traverser vont nous permettre de  faire de nouveau de belles photos que nous ne manquerons pas de mettre sur le site ou sur facebook; ce que nous n avons pas trop fait ces derniers temps.

Bises a tous.

A bientot.

Fred (et Juju)

PS : Un message code est inclus dans ce message a destination d un de nos plus fideles commentateurs

Publié par : fredoooo | 22 mars 2009

… le beau temps

Hola todos,

Moins de frequence dans l ecriture de nos articles… Desoles.

Trois raisons a ca.
Premierement, on a fait une semaine « commando » sans hotel et donc sans connexion.
Deuxiemement, le theme de la glande sur la plage et a l auberge de jeunesse n est pas une mega source d inspiration. Troisiemement, je crois qu on s est un peu habitue a l exceptionnel qui devient un peu notre quotidien.

Plus de metro, plus de boulot et pas trop de dodo dans notre nouvelle routine mais quelques bons souvenirs.

Cela fait 4 jours que nous sommes arrives a La Pedrera en Uruguay. C est une petite station balneaire legerement au Nord de Punta del Este a un peu moins de 200 kms du Bresil.

On avait prevu d y passer 1 jour mais comme on s y sent bien, on y reste.

Faut dire qu on avait 8 jours de velo sans pause.

Dur dur d ailleurs la reprise. Impossible de faire beaucoup de kilometres. Une legere demotivation.

On a commence par une etape de 100 kms entre San Jose et Montevideo… Cette fois ci c est passe tres vite. On avait enfin de bonnes conditions et on a trace pour arriver a temps pour la finale du championnat de basket (tres bon niveau –  l Uruguay est vice champion d AMSUD). On a fait une pause dans la commune de Canelones ou on s est fait interviewer par la presse locale. Un peu comme nos debuts au Chili, les gens ne sont pas trop habitues a voir des cyclotouristes et sont etonnes. C est sympa.

On est reparti le lendemain matin pour longer tranquille les plages du Rio Plata… Beau temps jusqu a 17h avant un autre orage monstre… on s est abrite dans le foyer d un club de voile et on a ete contraint de louer une cabaña dans le coin. C etait un endroit asez agreable tres belle plage, sable blanc et fin, tres beaux bosquets de pins. L avantage de longer la cote est qu on peut piquer une tete quand on chauffe trop en velo.

Le lendemain, nous repartons et enfin nous sortons de la civilisation. On longe des dunes enormes qui empietent sur la route et on fait meme du velo sur la plage… excellent. Bonne rigolade. On reprend le camping sauvage dans un lieu calme et preserve… Enfin les pluies ont cesse!!!

On fait de petites journees 60/70 kms…  on est creve et on sait pas trop pourquoi. La duree des journees nous pertube aussi. Le soleil se couche a 19h et en general on est au lit a 19h30 au plus tard… Nous qui etions surnommes les « late leavers » par nos amis hollandais ca correspond pas trop a notre rythme biologique.

Le lendemain on s arrete pres de Punta del Este dans un camping, ralentis par la flemme et coinces par la nuit.

Punta del Este est a 130 kms de Montevideo mais on aura mis plus de 3 jours (en faisant certes des detours). Pas brillant!
Je pense qu on a du rester 25 minutes dans cette station super connues. En gros c est une sorte de super Benidorm. 10000 habitants l hiver et 1 million l ete.Des tours partout… pas notre tasse de the.

On a donc continue vers des coins bien plus sympas et la on a ete etonnes par la richesse. Des villas de luxe partout. On avait pas trop de prejuges sur l Uruguay avant de partir de France mais en tout cas j aurais jamais imagine que la cote Atlantique etait l une des plus prisees de toute l Amsud. En fait, a partir de Punta del Este, on ne se baigne dans le rio Plata mais dans l Atlantique… Cela fait une grande difference : des vagues enormes.

Apres Punta, on a continue une 40aines de kilonmetres avant de trouver un spot de camping tres sympa. Juste derriere les dunes, tous seuls, au bord d une route qui mene a un embarcadere donc sans aucune circulation. GENIAL! Baignade le matin sur une plage ou nous sommes seuls a des kms a la ronde.

Mercredi, on a connu une journee marquante. Tout avait tres bien commence. Nous avons pris la fameuse barge de l embarcadere evoque precedemment pour traverser la lagune. En fait, il s agissait d une sorte de gros radeau tire par une barque a moteur. De l autre cote, genial : plus de routes mais des pìstes. Pas une maison. Des dunes, des dunes et encore des dunes. Ca devient vraiment sauvage.

Quelques 30 kms plus loin, la route s arrete en arrivant sur un lac mais on nous avait dit qu il etait possible de passer avec nos velos sur la plage qui separe ce lac de l ocean pour rejoindre une autre route apres 6 kms de poussee. Tout se passe tres bien au debut. Sur les 6 kms, 5 sont finalement carrossables! On arrive donc a ladite plage et la mauvaise surprise : avec les pluies abondantes des derniers jours, le niveau du lac est montee et il rejoint desormais l ocean sur 5 ou 10 metres. Qu a cela ne tienne, on se dit : on va traverser en trois fois, en portant les bagages. Sauf qu en s appochant, on se rend compte qu il y pas de fond (environ 2 m) plus des forts courants… On est contraints de renoncer. Dommage car ca nous ablige a faire 60 kms de mauvaise route environ pour arriver de l autre cote!!!!!  Cerise sur le  gateau, le rechaud est bouhce et on mange ce qu on peut car il n y a ni ville ni commerce a des kms a la ronde. Le soir, on se fait pieger par la nuit et on campe dans un site un peu marecageux et plein de moustiques… Au lit a 19h!

Enfin, nous arrivons le lendemain a la Pedrera dans une auberge assez sympa. On est tres sales, tres fatigues et ravis de retouver un peu de confort. Tellement ravis qu on va rester 4 jours. Au programme : tentative de surf (tres marrant), footing sur la plage, soirees auberge avec des suedois, des uruguayens et des espagnoles… tres sympa

Chaque jour on repousse notre depart mais normalement c est pour demain et on fait demi tour (fin de l Uruguay). Cet apres midi avant de partir, on va aux monument naturel Cabo Polonio en bus. C est apparemment le plus beau site de tout l Urugauy avec dunes geantes, village de pecheur sans electricite ni eau, loup de mer…

On essaiera de mettre video et photos ce soir apres avoir soigne nos coups de soleil et nos innombrables piqures de moustique.

Bises a tous

Fred

 

 

 

Publié par : fredoooo | 12 mars 2009

Apres la pluie ???

Salut a tous,

Ca y est!!! Nous nous sommes retrouves avec Juju et apres deux jours a Buenos Aires, nous voici repartis tant bien que mal.

Pour memoire, nous avons choisi de passer ensemble 2 semaines en Uruguay en attendant la fin de la saison des pluies dans le nord ouest de l Argentine et en Bolivie. Nous n avons plus de carritos et avons du installer des porte bagages et acheter des sacoches.

Bref un nouveau depart surtout que cela faisait un mois qu on avait plus fait de velo, qu on a bien abuse des bonnes choses chacun de son cote sans faire de sport, que je m etais fait une entorse, qu on s est achete quelques petites choses en plus et qu on avait perdu l habitude de passer nos journees a pedaler.

Apres les retrouvailles arrosees avec le groupe d amis italiano catalans que nous nous etions faits sur place, un bon bife de chorizo geant au Desnivel (Merci encore el chilote) et une visite express de Buenos Aires, nous avons finalement pris le bateau samedi pour Colonia del Sacramento en Uruguay.

hpim1818   hpim1824  hpim1827  hpim1828

La dynamique des reseaux fonctionnant toujours a plein, je me suis retrouve nez a nez avec Marie une collegue d AMEX quelques heures avant de prendre le bateau… C est toujours aussi marrant. On devait partir quelques jours avant, on devait pas aller prendre de cafe dans ce coin, on n hesitait a prendre cette rue et finalement le hasard fait que dans une ville de 13 millions d habitants ou elle etait arrivee 2 heures avant et que j allais quitter 2 heures apres, on a reussi a se croiser!! C etait assez marrant car, via le blog, elle, sa soeur et leur amie connaissaient pas mal de choses sur nous.

Apres cette rencontre impromptue, direction l hotel pour prendre les velos puis l embarcadere… enfin ca c etait le plan. Il a ete perturbe par de tres fortes pluies (Mauvais presage?). On a attendu a l hotel ou on en a rencontre un couple de cyclistes francais qui achevait son trip. C etait assez drole car ils etaient passe a Villa O Higgins quelques jours apres nous. En tout cas, ils nous ont file des petits tuyaux pour la partie Chili-Bolivie et nous ont bien donne envie d y aller.  Entre 2 averses, on a file vers l embarcadere ou on est finalement arrive a temps malgre quelques craintes notamment dues au fait que les affaires de Juju se cassaient la gueule. Une heure de traversee apres, nous etions a Colonia et retrouvions l Uruguay et sa douceur de vivre.

Autre pays, nouvelle ville, nouvel auberge de jeunesse, nouvelles connaissances… Tres sympa encore. A tel point que nous avons decides d y passer 2 jours. Colonia est une ville coloniale (comme son nom l indique) charmante, classee au patrimoine mondial de l UNESCO. On a profite de ses terrasses et de ses plages. On a fait une promenade de 20 kms en velo pour se remettre en jambes, on a pris des couleurs (Juju a surtout pris du rouge lui 😉 )  et on a passe la derniere soiree avec une hollandaise extremement drole nommee Chantal, un anglais nomme Bob qui voyageait autour du monde dans l espoir de trouver un endroit ideal pour finir d ecrire son livre et Melanie un acadienne (Province francophone du Canada qui N EST PAS LE QUEBEC! pour ceux qui, comme nous, ne le savaient pas) qui, elle, est actrice – metteur en scene assez connue au Canada avec notamment a son actif une piece nommee Roger Roger qui traite d un maladroit timide poissard… On s est d ailleurs demande si il n y avait pas quelque chose d autobiographique apres qu elle ait renverse un verre puis qu elle se soit rendu dans la cuisine au lieu des toilettes… Bref trop de details encore (desole) mais tres sympa et encore des personnes qu on aurait pas rencontre dans notre quotidien parisien.

hpim1838  hpim1835 hpim1833 hpim18401  hpim1846  hpim18421

 

 

Le lendemain Top Depart. A la premiere heure comme toujours (12h15), nous sommes partis de Colonia en direction de l Est. Premiere mauvaise nouvelle, nous avions le vent de face. Deuxieme mauvaise nouvelle : C est pas completement plat l Uruguay. Troisieme mauvaise nouvelle : le temps est couvert. Quatrieme mauvaise nouvelle : avec le changement d heure il fait nuit a 19h. Bref, nous avons fait 70 km environ malgre quelques averses avant de trouver un endroit ou camper. Pas genial. Plein de Moustiques. Pas d eau mais bon tout est cloture et les gens a qui on a demande avaient l air embettes ( « C est pas chez nous »,  » mes parents sont pas la »). Au lit a 20h30!

Hier, pluies diluviennes jusqu a 10h du mat… on dejeune ensuite et on se met en route avant qu il ne repleuve. Premieres averse vers 11h30 puis nouvelles pluies diluviennes vers 13h et 14h. On adapte alors notre itineraire pour dormir au sec le soir : direction San Jose a 38 kms de la… et evidemment nouvelle douche ecossaise. Bon on est rode et nos affaires sont a peu pres protegees mais c est pas tres agreable quand meme. Arrive la on s adresse au seul hotel de la ville (3 etoiles) qui nous fait un prix… sympa.

Ce matin, a 11h on est reparti. Pas pour bien longtemps… Nouvelles averses diluviennes. Au bout de 5 kms, on s abrite sous un arret de bus. Apres 20 minutes, on decide de rebrousser chemin car il est prevu qu il pleuve toute la journee… retour a l hotel. Bien entendu, il n aura fallu qu une heure pour que les averses ne cessent mais c etait trop tard. On a tout perdu, nos pompes, fringues sont trempees, on a pas avance, on va payer l hotel a prix fort et on ne s entraine pas pour la suite mais bon… tranquilo on est en annee sabbatique 😉

C est tout de meme assez drole d etre tout le temps mouille a cause de pluies tropicales alors que nous avions choisi ce lieu pour eviter la saison des pluies du Nord Ouest !!!

  

Du coup, on a encore change nos plans. Demian direction Montevideo (92 kms ca devrait le faire d autant qu il fait beau) pour aller voir la finale du basket dans un stade de 18000 places (encore un point positif pour l Uruguay : ils adorent le basket). Ensuite, il devrait faire beau et on devrait longer la cote et les belles plages d Uruguay avant de revenir a Montevideo vers le 22. Enfin ca a encore le temps de changer.

Ce soir on va essayer de profiter de la connexion Wi Fi pour ajouter des photos et enfin se mettre a jour dans le blog.

Merci a tous pour vos commentaires. C est tres sympa de continuer apres autant de temps. 
(mention speciale a MY & Cedric chacun dans leur categorie)

Souhaitez nous du beau et du bon temps. On en fait de meme pour vous.

Fred

PS : Dans la serie « je suis ridicule mais je m en fous un peu », j ai achete un pantalon dont on peut enlever le bas des jambes pour qu il devienne short. Je l ai bien utilise version short en Argentine et du coup je l ai lave. Le truc auquel j avais pas pense c est que j aurais du laver aussi les jambes car maintenant j ai un super pantalon bicolore

Older Posts »

Catégories